Alors comment raconter Beijing sans ne voir que le mauvais côté des choses?…

Beijing n’était pas prévu au départ mais comme nous ne savions pas trop si le visa mongol était facilement délivré ou pas, nous avons préféré ne pas prendre de risque et aller le faire à l’ambassade plutôt que dans un consulat en Mongolie Intérieure où nous pensions aller au départ.

Dès le départ de Pingyao nous n’allons pas dans la bonne gare… Il faut un petit coup de stress et de taxi pour nous rendre à la bonne.

Après 4h de train à grande vitesse nous arrivons dans une des nombreuses gares de la ville. Il fait 40° avec une moiteur insupportable. Nous décidons de ne pas aller directement à l’hôtel car il se trouve à 50 bornes du centre et préférons nous promener dans un parc (payant) puis faire un tour en ville. L’ambiance est absente, on est loin des villes que l’on a faites jusqu’à présent. Pas de street food, peu de restaurants, on se dit que l’on n’est pas tombé dans le bon quartier.

Donc direction l’hôtel, et après deux heures de transport en commun, on arrive dans la banlieue, à Shunyu. Et pendant trois heures on va tourner pour trouver cet hôtel dans un quartier parfois un peu glauque. Même les chauffeurs de taxi ne comprennent pas l’adresse et ne veulent pas nous prendre en charge. A minuit, on abandonne et on se dirige vers le premier qu’on trouve, mais on se fait refouler. Pas assez chinois. Pour celui d’à coté, ce sera 300¥, les prix sont multipliés par environ 5 par rapport à tout ce que l’on a fait avant!

Bref, petite nuit, parce que le lendemain, on doit être assez tôt à l’ambassade de Mongolie. Il y a plus de 2 heures de trajets. Dans la file d’attente, surtout des agences qui se pointent avec 20 demandes de visas. Ça n’avance pas. Heureusement, ils finissent par faire passer les quelques occidentaux qui attendent. On en a tellement marre qu’on coche la case visa express pour avoir le visa le soir même. Puis c’est l’heure d’aller faire un tour dans un hutong, sorte de village dans la ville, histoire de trouver où dormir. Ben oui, on n’a toujours pas trouvé l’autre…

Et c’est encore un échec. Entre les guesthouses qui n’ouvrent pas quand on sonne, celles qui ne sont pas sur la carte, celles où le vigile ne nous laisse même pas rentrer, on finit au bout de 3 heures par se reporter sur une hostel au lit en dortoir non mixte (donc chacun sa chambre) à 170¥ le lit. C’est entre 25 et 40¥ d’habitude… Mais même là, on se fait finalement virer, ils ne veulent pas nous prendre, on n’a pas nos passeports originaux sur nous. Ben oui, ils sont à l’ambassade. Et même si on les aura dans deux heures, pas moyen de négocier.

On repart chercher nos visa, aucun soucis, puis on finit dans une hostel d’un autre hutong (presque aussi mort que le premier), dans une auberge de jeunesse réputée, la chambre à 350¥ avec salle de bain commune dont les chiottes communs sont bouchés, remplis de merde.

On finit notre dernière matinée avant de partir voir la grande muraille, en allant prendre un bain de foule à la cité interdite. C’est joli, c’est grand, c’est rempli de chinois, on est jour de fête nationale. On fait un tour, on subit la chaleur, et se perd dans les plans de circulation chinois, faut encore repayer pour les parties sympa, et même pour ressortir sans faire de détour. Bref, direction la gare et adieu Pékin, on en a tous les deux assez.

C’est un avis assez unanime qu’on a pu avoir avoir avec les personnes avec qui on a discuté, mais Pékin ne vaut absolument pas le détour, même pas pour la cité interdite. La ville est étouffante, l’ambiance n’est vraiment pas chaleureuse, on ne retrouve pas cette vie qu’il y a dans les autres villes et les prix sont délirants.

Bref on n’a peut être vu que le mauvais côté des choses…

2 réponses pour “Beijing ou la recherche d’hôtels”

  • et bien là Pierre, tu ne fais pas rêver ! et il n’y a pas qu’Agathe qui a un air las sur la photo 😉 ce n’était pas le jour !
    Bon ici ce n’est pas Pékin mais la canicule à Paris. Peut-être que les Chinois qui viennent visiter Paris ont la même impression que vous ? pas toujours facile d’être touriste dans une capitale

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